La dernière fois qu’Haïti avait participé à une Coupe du Monde, c’était en 1974, en Allemagne de l’Ouest. Cinquante-deux ans plus tard, les Grenadiers font leur retour sur la scène mondiale, qualifiés pour le tournoi organisé conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique. Un événement qui dépasse largement le cadre sportif.
La qualification haïtienne est le fruit d’un travail de longue haleine, mené dans des conditions souvent difficiles. Le pays a traversé des crises politiques, économiques et humanitaires qui auraient pu décourager le développement du football. Pourtant, la Fédération haïtienne de football, les joueurs et leurs familles ont maintenu vivante la flamme d’une ambition collective.
Cette génération de Grenadiers est particulière. Elle est composée de joueurs nés et formés en Haïti, mais aussi de nombreux fils de la diaspora, élevés en France, aux États-Unis, au Canada, qui ont choisi de représenter le pays de leurs parents et grands-parents. Ce mélange de cultures et d’expériences constitue l’une des richesses de cette équipe.
Le 14 juin 2026, lorsque les Grenadiers entreront sur la pelouse du SoFi Stadium de Los Angeles pour affronter l’Écosse, ce sera bien plus qu’un simple match de football. Ce sera le symbole de ce qu’un peuple peut accomplir lorsqu’il garde foi en lui-même. Pour Haïti, ce Mondial est déjà une victoire.